Le sommaire du guide paru le 5 mai

01

Introduction

02

La transition vers la fibre optique, un atout pour la sobriété énergétique

03

L’Analyse de cycle de vie (ACV), un outil essentiel pour l’évaluation environnementale

04

La déclaration environnementale produit (DEP) un outil d’information et de comparaison

05

Conclusion

WEBINAIRE – LANCEMENT DU DOSSIER TECHNIQUE
« L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) et la Déclaration Environnementale Produit (DEP) des câbles optiques »

Le mardi 5 mai de 11h à 12h s’est tenue la présentation officielle du dossier technique sur l’ACV et la DEP des câbles optiques lors d’un webinaire ouvert à tous.

  • Mot d’accueil par Jacques POLÉNI, Délégué général, Cercle CREDO

  • Présentation du dossier technique « L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) et la Déclaration Environnementale Produit (DEP) des câbles optiques » par Kevin LENGLÉ, Expert en fibre optique, ACOME Group

  • Intervention de Thomas DE LATOUR, Ingénieur Sobriété Numérique, ADEME

  • Intervention de Paul LE DANTEC, Président de la commission RSE, InfraNum – Président, EKHO

  • Questions / Réponses avec les participants

  • Conclusion

À l’heure où la fermeture du réseau cuivre s’accélère, en quoi votre dossier montre-t-il que l’ACV et la DEP peuvent aussi renforcer la durabilité et la résilience des infrastructures ?

La fermeture du réseau cuivre passe effectivement à l’échelle en 2026. Sur le plan énergétique, la fibre consomme environ 4 fois moins par abonnement que le cuivre, un levier majeur de réduction de la consommation des réseaux fixes qu’a permis le Plan France Très Haut Débit.
Ce dossier technique permet de comprendre et mesurer correctement les gains entre les différentes solutions disponibles sur le marché, via l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) et la Déclaration Environnementale Produit (DEP), afin d’éviter les comparaisons biaisées et d’orienter les achats responsables. L’analyse détaillée des composants permet notamment d’anticiper la criticité des matières et de sécuriser la chaîne d’approvisionnement.
L’ACV est un réel outil d’écoconception qui permet de renforcer la durabilité et la résilience des réseaux.

En tant que représentant d’un groupe industriel mondial spécialiste des systèmes de câblage optique, pouvez-vous expliquer pourquoi l’ACV et la DEP sont essentielles ?  

La Déclaration Environnementale Produit (DEP) est la carte d’identité environnementale basée sur une Analyse de Cycle de Vie (ACV) normalisée. Pourquoi est-ce essentiel ? Parce qu’on améliore que ce que l’on est en capacité de mesurer : le calcul d’impact environnemental élaboré selon un cadre méthodologique reconnu (PEP ecopassport / IEC TR 628391) garantit la comparabilité entre produits et crédibilise les engagements vis-à-vis des clients et des autorités.

Chez ACOME Group, nous intégrons l’ACV en amont des développements, cette démarche irrigue nos choix (énergie, matériaux, design, emballage, logistique). Nous priorisons les données primaires de facteurs d’impact issues de nos fournisseurs et publions régulièrement des DEP. 85% du chiffre d’affaires issu de nos ventes de câbles de télécommunications, de données et de contrôle-commande, provient de câbles dont l’impact est évalué par une ACV (et ce chiffre monte même à 97% pour notre offre de câbles optiques). Ces DEP permettent notamment à nos clients le calcul précis de leur bilan de gaz à effet de serre plutôt que d’utiliser des ratios financiers. Nous leur donnons ainsi un outil pour faire du critère environnemental un vrai levier d’achat, au même niveau que le prix et la performance.

Sur quels points souhaiteriez-vous insister qui ne sont pas forcément abordés dans ce dossier ?

Au-delà du contenu du dossier, je veux insister sur l’alignement international des règles de calculs. Ces dernières années, nous jouions tous le même jeu de la donnée environnementale, mais pas toujours avec les mêmes règles : d’où l’importance désormais d’exiger des DEP fondées sur des règles de calculs d’impact harmonisées dans les appels d’offres, afin d’éviter les comparaisons trompeuses. Le travail normatif nous a récemment permis d’aboutir à un cadre commun d’analyse à l’échelle internationale à travers l’IEC TR 628391.
Ensuite, agir là où l’impact est le plus fort : le mix énergétique du lieu de production. Les travaux de la filière montrent qu’un câble produit dans un pays au mix très carboné peut afficher un facteur 2 comparé à l’empreinte d’un câble produit en France. Intégrer ce critère de choix renforcerait à la fois la sobriété et la souveraineté industrielle.

Je pense qu’il est nécessaire de poursuivre l’acculturation collective comme à travers ce dossier par exemple, et de rendre le critère environnemental différenciant dans les marchés afin de stimuler l’éco-innovation et renforcer la durabilité des réseaux.