Le 31 mars, nous rendrons compte de nos travaux sur la résilience intégrée et les raccordements FttH complexes
Nous sommes heureux d’annoncer que cette année encore nous serons un partenaire privilégié des Etats Généraux des RIP pour cette 15ème édition dédiée à la résilience des réseaux, un thème cher à notre association.
« Il est temps, explique Sébastien Côte, Fondateur de Mon Territoire Numérique et créateur des EGRIP, d’élaborer des « schémas de résilience des réseaux », c’est-à-dire des modes d’emploi pour garantir la pérennité et la protection du Très Haut Débit français face à plusieurs nécessités : évolutivité technique, maintenance au long cours, robustesse face aux aléas climatiques, protection contre les sabotages et cyberattaques, et bien sûr stabilité du modèle de financement. » 👉Consultez l’édito de Sébastien Côte et le programme de l’évènement https://egrip.fr/programme/
La résilience se construit point par point
Jacques POLENI est invité à prendre place à la 1ère table-ronde du matin (10h45 à 11h30) sur les piliers de la résilience aux côtés d’invités de marque : Avicca, FFTélécoms, InfraNum et TDF.
La résilience des réseaux télécoms n’est plus un sujet secondaire. C’est une priorité comme en témoigne la mobilisation de nombreux acteurs. Exemples : le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, un rapport récent de la Cour des Comptes, un guide publié par la Banque des Territoires, des études d’InfraNum, les travaux de la Direction Générale des Entreprises (DGE), de la commission européenne, du FttH council Europe. Parmi eux figurent, bien entendu, les travaux du Cercle CREDO.
Pourquoi une telle mobilisation autour de cet enjeu ? La réponse tient dans le fait que les télécommunications sont la colonne vertébrale de tous les services essentiels. Et qu’en cas de crise, une connectivité robuste contribue à garantir la continuité des activités et à protéger les infrastructures critiques.
La résilience ne se décrète pas, elle se construit à chaque point-clé du réseau et en fonction du type de risques : des équipements jusqu’à la gouvernance, en passant par les infrastructures, les composants, la réglementation, la cybersécurité.
Sans compter qu’il n’existe pas une approche unique pour définir un plan de résilience, mais plutôt une multitude pour des plans divers et adaptés aux situations.
Dans la continuité de nos travaux menés depuis 5 ans sur la résilience, avec la publication en 2024 d’un guide technique de référence, notre association d’experts étudie, notamment sur la base de retours d’expérience, les leviers pour construire des infrastructures télécoms durables et robustes. Ce défi qui consiste à bâtir une résilience intégrée sera l’objet d’un nouveau guide technique à paraître cette année.
Le 31 mars à Deauville, j’aborderai les trois volets de nos réflexions actuelles : des ressources qualifiées, des ingénieries simples et un pilotage rodé à la gestion de crise.
Mais la résilience n’est pas le seul sujet qui mérite d’être étudier. A l’heure de la fermeture du cuivre (thème exposé par le Cercle CREDO aux EGRIP 2025), des raccordements FttH restent complexes à réaliser.
Parfaire un financement structurel et durable est une nécessité !
Didier CAZES introduira par une keynote la table-ronde sur le financement de long terme des réseaux THD à laquelle prendront part l’Arcep, l’Avicca, le groupe Orange, Orange Concessions, Altitude Infra, Xp Fibre et Lumière. L’intervention est également annoncée de Anne Le Hénanff, Ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique. Didier explique en quelques mots l’objet de sa prise de parole : « Les raccordements complexes en domaine privé, objet en 2025 de travaux et d’une large concertation d’une cinquantaine d’acteurs réunis par le Cercle CREDO (donnant lieu à un guide technique), sont devenus des entraves à la généralisation de la fibre optique, voire de l’arrêt du réseau cuivre. Dans l’objectif du PFTHD où tout local raccordé au cuivre doit l’être à la fibre, un caillou technique et financier dans la chaussure des opérateurs, des collectivités et de leurs délégataires, freine la migration et fait peser un risque sur la fermeture généralisée du cuivre.
Au-delà des pilotes et expérimentations sur le financement des travaux sur les infrastructures d’accueil en domaine privé, à partir des aides mises en place (sous conditions) par l’État dans les trois premières zones à arrêter le cuivre, un traitement structurel et durable du financement est à finaliser. Exception faite des situations réellement compliquées et des échecs dus aux défaillances opérationnelles, et parallèlement aux fébriles soutiens de l’Etat pour la partie privée, les OC et OI devront proposer un accompagnement technico-économique acceptable du futur candidat à la fibre.
Si les aides publiques sont décisives pour que le 100% fibre devienne une réalité sur l’ensemble du territoire et des foyers, reste que le dispositif doit être connu, facile à mettre en œuvre, tracé et sécurisé afin que l’opportunisme ne l’emporte sur la qualité. »
Rendez-vous le 31 mars à Deauville !
D’ici là, téléchargez gratuitement https://www.cercle-credo.com/publications/ nos guides sur la résilience (juin 2024), la fermeture du cuivre (décembre 2024) et les raccordements complexes (décembre 2025).

